Créer un blog Présentation

Nom du blog :
sabah1988
Description du blog :
contient des articles specifiques à mon domaine d'etudes
Catégorie :
Blog Sciences
Date de création :
09.04.2007
Dernière mise à jour :
23.05.2007
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or sabah1988
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· la science du langage
· la science du texte litteraire
· Internet c'est quoi ???

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

objets et methodes de la linguistiques
28.02.2008
objets et methodes de la linguistiques
28.02.2008
objets et methodes de la linguistiques
28.02.2008
super
27.07.2007
RSS

Blogs à découvrir :

· fossilesmineraux
· ydb
· sitedesenergiesrenouvelables
· maths
· uboat
· aat
· traductionanglaisfrancais
· infohistoire
· raph69
· lareussite



la science du langage

la science du langage

Posté le 23.05.2007 par sabah1988
Bref aperçu historique
La linguistique moderne est saussurienne, structuraliste. Jusque-là et aussi loin que remonte l’activité humaine, on a trace d’une réflexion sur le langage.
cf. LEROY-GOURHAN André (paléontologue) > corrélation des rapports entre la fabrication d’objets en série et la formulation de l’hypothèse que la fabrication en série suppose une formalisation de l’acte de fabrication (qui se détache de l’"agir" lui-même). Corrélation avec e développement de la boîte cranienne, du passage à la station debout (fabrication d’outils = libération des mains de leur fonction de marche).
Tout ceci atteste de l’ancienneté des moyens de communication.
Cf. l’école Néo-Darwinienne selon laquelle l’évolution humaine biologique serait terminée. Il y aurait maintenant une évolution sociale.
Aussi loin que l’on retrouve des documents et que l’on puisse relever des attestations d’activité humaine, on a eu une réflexion sur le langage.
Toute écriture suppose une analyse linguistique. Le domaine du langage est un domaine très ancien (certainement le plus ancien). Comme il sert à tout, le langage sert à tous : domaine religueux (faire du langage une réalité sacrée). Chacun voyant dans sa langue la langue de D ieu.
Les français, jusqu’au 17e siècle > philosophie, exercice de la raison cartésienne. Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal). (ARNAULD Antoine et LANCELOT Claude, Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal - 1660).
19e siècle > romantiques allemands > "Langue du Peuple". La langue était l’expression du génie du Peuple.
On usa de toutes sortes de fantaisies pour trouver des relations entre les langues et les religions...
Tradition orale : Homère (Illiade, Odyssée). Il y a eu une très grande variété de poèmes homériques.
La philologie étudiera les comparaisons, les recoupements entre les différentes versions écrites d’une oeuvre (Alexandrie).
Le langage est-il imitation (analogistes : onomatopées), ou convention (conventionnalistes) ?
L’Histoire sert à montrer le caractère relatif e nos connaissances sur les langues ; les langues sont marquées historiquement.
Pourquoi avoir attendu 30 siècles (jusqu’au XXe s.) pour construire une science du langage ? Cette science partait dans tous les sens, selon différents points de vue...
C’est au XXe siècle que les sciences finissent de s’émanciper de la philosophie (exemple : la psychologie). Cf. Saussure, à la fin de sa carrière : dégoûté de ce qu’est la linguistique qu’il faudra refondre totalement dans le but de transformer la linguistique en science.
Cette refondation passera par une exclusion de certains domaines de la linguistique (comme par exemple l’évolution de l’histoire des langues : impossible de s’occuper de tout çà ! Ces exclusions permettront de préciser les contours de la linguistique qui deviendra science.
Autre influence : l’unité linguistique du pays après la Révolution française. Une nation unique avec une langue unique.
Staline, dans les années 30/40, a trouvé dans la linguistique structurale saussurienne des arguments irréfutables pour bâtir sa politique soviétique...
Linguistique générale

Ferdinand de Saussure
La sémiologie est "englobante". Il s’agit d’une "science générale qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale" dit Saussure. Elle englobe également l’étude des signes linguistiques qui appartiennent à la liguistique.
Une nouvelle discipline naîtra : la linguistique générale et structurale. Le savoir linguistique servira à l’étude des faits sémiologiques. Elle "fait partie de" et, en même temps, "est le modèle de".
Le signe linguistique (signifiant/signifié) est de bout en bout sémiologique (symbolique = trait principal de la langue). La démarche sémiologique représente une coupure. Reconstitution du signe. Un sens du symbole : symbolisant/symbolisé. Arbitraire : rapport signifiant/signifié (signe linguistique).
sémiologie = étude du signe non linguistique (symbole) linguistique = étude du signe linguistique.
• Domaine de réalité : Première coupure sémiologique : les hommes ont créé un domaine de réalité où une chose vaut pour une autre chose (= définition du symbole) : la graphie "A" > se prononce [a] = une chose pour une autre. Dominer le réel, le maîtriser par le symbole.
Signe = nature double. C’est cette dualité qui fait le signe.
ARBITRAIRE : "A" ---------> [a] une chose pour une autre (caractère non fondé) [non motivé en analogie] > S I G N E (échappe toujours à la volonté individuelle)
ANALOGIE "Justice" ----> (dessin d’une balance) une chose pour une autre (caractère fondé) [motivé en analogie] > S Y M B O L E
La langue est un système de signes.
• Domaine des faits symboliques :
________________________________________
>>> Objet du réel >>> Référent >>> Domaine du botaniste.
________________________________________

"Arbre" >>> Un mot >>> Signe >>> Domaine du linguiste (univers symbolique).
________________________________________
Le Signe est la base arbitraire liant le signifiant et le signifié.
Propriétés du signe linguistique
Le signifiant et le signifié constituent deux faces liées indissociablement. Quelques propriétés :
Propriétés du signe linguistique : Postulat de Saussure
L’arbitraire du signe - A l’intérieur d’un signe linguistique, le lien entre le signifiant et le signifié est de nature arbitraire (c’est à dire de nature conventionnelle). Au signifié « cheval » peuvent correspondre différents signifiants : [cheval ] (fr), [horse] (ang). Relève de l’apprentissage et d’une contrainte sociale permanente (rapport signifiant / signifié).
Linéarité du signifiant - Le signifiant, étant de nature auditive, se déroule dans le temps seul. La forme linguistique étant constituée d’une suite linéaire. (Syntaxe > ordre des mots parce que linéarité du signe linguistique).
Discretion - "Tout ou rien", il y a opposition totale entre les signes linguistiques (les unités s’opposent les unes aux autres. On passe d’un signe à l’autre : caractère oppositif.
Immutabilité - Bien qu’il soit soit arbitraire, personne ne peut changer le rapport entre signifiant et signifié.
Mutabilité - La langue évolue et dans son évolution, il peut y avoir un décalage qui se produit entre signifiant et signifié.
Quelques dichotomies saussuriennes :
Langue/Parole
Signifiant/Signifié
Synchronie/Diachronie
Sens/Valeur
Syntagme/Paradygme
Système/Nomenclature
Phonétique/Phonologie
Son/Phonème
Sémiologie/Linguistique
Variable/Invariable
(...)
(Saussure fut critiqué pour sa rigidité dans ses oppositions > deux aspects seulement). Ces dichotomies sont les marques de fabrique de la théorie structurale. Elles ont été les principales cibles de la sociolinguistique (avec Labov et d’autres, dès les années 70).
Pour Labov, la variation en synchronie est inhérente : elle transcende tous les autres facteurs de variation. Des possibilités de changements en diachronie > elle anticipe.
________________________________________
Rappels :
l’approche dite diachronique s’intéresse à l’histoire de la langue et étudie ses évolutions (étymologie, évolutions phonétiques, sémantiques, lexicales, syntaxiques, etc.). Le terme est un emprunt savant construit sur des racines grecques, (dia-) « à travers », et (chronos) « temps » ; la linguistique comparée, par exemple, a une approche diachronique.
L’approche dite synchronique s’intéresse à une langue à un moment précis de son histoire ; le mot est aussi fabriqué à partir de deux termes du grec : (syn-), « avec », (chronos), « temps ».
La grammaire scolaire est pour l’essentiel synchronique : elle indique quelles sont les normes considérées comme des règles d’une langue, qui peuvent avoir changé depuis des états antérieurs.
________________________________________
Remarques :
Le sens ne se transmet pas. Il est toujours à élaborer > transmission d’un message : comment sera-t-il perçu ? Compris ? Le sens est une élaboration conceptuelle.
Les dichotomies saussuriennes ont précisé ce qui entrait - ou non - dans le domaine de la linguistique. Ce qui impliqua des choix pouvant prendre à contre-pied la société, pour laquelle - par exemple - la langue écrite prévalait.
Or la langue est de nature orale dont tout système d’écriture se veut être une transcription.
L’écriture est son substitut.
Concepts de l’analyse structurale :
La commutation : permutation d’unités minimales (ex : ton/son/mon)
Paires minimales : opposition de deux mots qui ne se distinguent que par un seul phonème.
Unité minimale qui garde un sens : le monème
Unité minimale distinctive non significative : le phonème
Les concepts de l’analyse structurale couvrent tout le vocabulaire de la linguistique.
Une langue très différente de la notre est un miroir de notre propre langue. Ce que l’on voit dans une autre langue conduit à une meilleure observation de notre propre langue. (Plus largement : la connaissance d soi passe par la connaissance de l’autre). Le "familier", la "routine" sont autant d’obstacles à la connaissance.
Exemple : il n’y a pas de futur grammaticalisé dans une autre langue observée (mais seulement un futur lexical "demain je fais...") ? Cela nous indique que les temps tels que nous les connaissons n’ont rien d’une évidence.
Remarque : On peut noter un dépassement en raison de l’évolution de la société. Mais les bases restent les concepts de l’analyse structurale.

Définitions de la langue 1. André MARTINET :
Biographie (pour information) :
André Martinet est né en 1908 à Saint-Alban-des-Villard, petit village de Savoie. Fils d’instituteurs, il est confronté à la diversité des patois encore très vivants en milieu rural et, dès l’enfance, sensibilisé à la variété des usages langagiers. Agrégé d’anglais à 22 ans, docteur ès lettres (Sorbonne) à 29, il est le premier en France à occuper une direction d études de phonologie, créée pour lui à l’Ecole pratique des hautes études en 1938. De 1947 à 1955, Chef du Département de linguistique générale et comparée à Columbia University, N. Y, il tire de son enseignement la matière du présent ouvrage qui lui vaut une notoriété internationale. De retour en France en 1955, il occupe une chaire de linguistique générale à la Sorbonne et retrouve une direction d’études à l’EPHE, mais en linguistique structurale. C’est alors qu’il élabore sa théorie longuement mûrie de la double articulation linguistique, qui est au centre de ses Eléments de linguistique générale (Paris, Armand Colin, 1960), ouvrage qu’il révise de réédition en réédition, rendant ainsi compte des développements de sa théorie. Rédacteur en chef de la revue Word, New York, de 1947 à 1957, il a créé la revue La linguistique, dont il est resté directeur, ainsi que la Société internationale de Linguistique fonctionnelle, qui tient un colloque annuel, chaque fois dans un pays différent. En outre, André Martinet a été invité à présenter ses points de vue dans un grand nombre d’Universités à travers le monde. Il a reçu de nombreuses distinctions honorifiques et a été nommé docteur honoris causa de nombreuses universités.
________________________________________
Le terme de fonctionnalistes désigne un ensemble de linguistes (dont le principal est A. Martinet) qui s’inscrivent dans la tradition saussurienne, en mettant l’accent sur la fonction de communication de la langue et en essayant de retrouver dans les énoncés les traces manifestes des différents « choix » effectués par le locuteur. (...) (Lire la suite > doc. pdf à télécharger de Michel Santacroce "Quelques aspects du fonctionnalisme " sur le site de Marges linguistiques)
________________________________________
"Eléments de linguistique générale" (p. 23) : " La langue est un instrument de communication doublement articulé selon lequel l’expérience humaine s’analyse différemment dans chaque communauté en unités minimales significatives (monèmes) dites "unités minimales de première articulation", lesquelles se décomposent en unités minimales non significatives appelées phonèmes qui sont en nombres limités dans chaque langue".
Pour les fonctionnalistes (Martinet), une langue c’est une analyse d’expériences. Parler c’est analyser l’expérience (fonction sociale, affective, culturelle, conceptuelle...). La linguisqtique fonctionnelle "colle" à la réalité d’une langue, à son évolution.
Alors que pour les structuralistes (Saussure), il y a segmentation, découpage de la pensée, de la réalité. Une limite : l’analyse structuraliste tend à laisser de côté l’histoire de l’homme et à vider l’action humaine de son individualité.
________________________________________
[A propos] - Martinet a travaillé avec Otto Jespersen (1860-1943), linguiste danois qui revient sur l’"arbitraire" saussurien en mettant en avant les onomatopées comme base du signe, du lexique.
Théorie « la-la » (variante : théorie « ding-dong », « ding-dong theory ») : La première langue de l’humanité aurait été comparable au babil enfantin, pure expression d’un jeu rendu possible par la position du larynx. C’est l’hypothèse d’un phonéticien, Ivan Fonagy, fin XIXème. Cette thèse a été étendue (= variante) à un niveau plus esthétique en 1884 par le linguiste danois Otto Jespersen, qui estimait que le chant, le plaisir du son mélodieux, avait précédé le langage. Jespersen était persuadé d’une liaison entre le son et le sens.
Qu’il y ait liaison entre le son et le sens, cela nous rapproche de l’onomatopée. Néanmoins, imaginer l’homo erectus fredonnant dans la savane relève d’une imagination un peu osée. Quant à la version « babil enfantin », elle rejoint l’assimilation qui a été faite de l’esprit des « primitifs » à celui des enfants, ce qui est carrément du racisme. Aucune espèce ancienne ne fonctionne comme les enfants de l’espèce descendante, un adulte est un adulte ; et l’homme préhistorique, avec un cerveau plus petit, ne se comportait pas comme un enfant d’homo sapiens, ce qui lui aurait joué bien des tours dans la jungle. Il en est de même du langage, qui se fonde sur la communication, pas sur le jeu
2. Mikhaïl Mikhaïlovitch

Théoricien russe (1895-1975). Le philosophe structuraliste Mikhail BAKHTINE (grand spécialiste de Dostoievski) a enseigné à l’université de Saransk (république de Mordovie, 500 kms à l’Est de Moscou, dans la région de la Volga-Viatka). Il existe d’ailleurs un musée Bakhtine à Saransk. Quelques ouvrages : (1978) : Esthétique et théorie du roman. Paris : Gallimard. (1963) : La Poétique de Dostoievski. Paris : Seuil, 1970. (1929) : Marxisme et philosophie du langage. Paris : Minuit, 1977.
Pour en savoir un peu plus sur Bakhtine
Le dialogue généralisé :
Selon BAKHTINE, le monologue n’existe pas. Toute formulation fait suite à une autre formulation. Tout locuteur est pris dans un système déchanges. Il ne fait que reprendre, modifier, anticiper un autre énoncé (avec quelques marges de manoeuvre permettant d’innover dans ces marges. Il n’y a pas de locuteur isolé.
________________________________________

3. Avram Noam CHOMSKY

Né à Philadelphie (Pennsylvanie) le 7 décembre 1928, Chomsky est un linguiste éminent, auteur et philosophe politique radical de réputation internationale. "Institute Professor" et professeur de linguistique au Massachusetts Institute of Technology (MIT), membre de l’Académie américaine des arts et des sciences, membre de l’Académie nationale des sciences, il s’est vu décerner dix grades honorifiques d’universités de par le monde. En 1988, le Japon lui remettait le Prix des sciences fondamentales de Kyoto qui, du point de vue de son prestige et de sa valeur monétaire (350 000 $) s’apparente au Prix Nobel.
Le premier article de Chomsky, écrit quelques semaines après son dixième anniversaire, est un éditorial sur la chute de Barcelone, qui paraît dans le journal scolaire. Quand Chomsky se lance en linguistique, il rejette toutes les théories alors en vigueur. Ses recherches dans le domaine des structures innées du langage et de la grammaire générative devaient complètement révolutionner la linguistique et influencer profondément des disciplines telles que la psychologie, l’intelligence artificielle, et d’autres.
L’étendue et la profondeur des écrits de Chomsky témoignent du cercle de ses idées, qui embrassent des sujets aussi variés que la guerre et la paix à l’échelle planétaire, ou la complexité de l’intelligence et de la créativité humaines. Il est l’auteur de plus de 30 livres et d’une multitude d’articles. La bibliographie de ses écrits (la troisième à ce jour - sous couverture cartonnée) contient plus de 700 notices ; plus de la moitié de ses oeuvres portent sur des questions politiques. Dans le domaine des arts, des humanités et des sciences sociales, Chomsky est l’auteur vivant le plus souvent cité.
CHOMSKY et la GRAMMAIRE GÉNÉRATIVE : Années 60-70 . Élève de Harris, Chomsky va initier et développer la théorie logique (mathématique) des langages, applicable aux langages informatiques naissants et aux langues naturelles (Structures syntaxiques).
Chomsky est partisan des modèles formels (mise en formules du langage). Il défendune conception dela langue qui remonte à Descartes (rationnalisme) > idée selon laquelle il existerait des universaux du langage, une compétence linguistique universelle (opposée à la performance linguistique) : il existerait une grammaire.
Chomsky invente les notions de structure profonde et structure de surface.
Partisan de l’innéisme (cf. acquis), Chomsky est un idéaliste au sens philosophique du terme (s’intéresser à l’abstrait). Pour lui, la langue est la compétence d’un locuteur idéal (qui aurait une grammaire complète). Ce "locuteur idéal" (abstraction, mythe, objet imaginaire) devrait être capable de formuler des phrases syntaxiquement, morphologiquement, phonologiquement correctes et de se prononcer sur leur caractère acceptable.
Chomsky s’intéresse à ce "locuteur idéal". Martinet s’attache quant à lui à la réalité de la langue au point de travailler sur des notions telles que les "onomatopées vomitives" (de "bah !" à "beurk !")...
Les performances doivent servir à parvenir à la compétence (Chomsky).
Chomsky recherche des structures fondamentales (qui sont en très petits nombres).
"D’incolores idées vertes dorment furieusement" * > La syntaxe est correcte, mais cela n’a aucun sens. Donc, la syntaxe ne suffit pas. (*)Exemple de Chomsky.
"La peur des ennemis" : On a peur des ennemis ? Les ennemis ont peur de nous ? On ne peut décrire une langue en ne prenant en compte que les structures de surface, dit-il. Il est nécessaire de se reporter à la structureprofonde pour lever l’ambiguité. (Alors que selon Martinet, pour lever l’ambigité il faut se reporter au contexte).
Pour Chomsky, donc, lever l’ambiquité c’est trouver une structure profonde. La créativité est l’application des règles génératives. La grammaire (petit nombre de règles) est générative car le propre de la grammaire est de générer un grand nombre d’énoncés.
Règles transformationnelles :
"Paul bat Pierre"
"Pierre est battu par Paul" (1)
"Par qui est battu Pierre ?" (2)
"Pierre ne bat pas Paul" (3)
... Pour Chomsky, les énoncés sont liés aux autres par transformation (succession de règles de transformation) :
1) Règle de transfo. voix active
2) Règle de transfo. forme interrogative
3) Règle de transfo. forme négative ...
Ces règles transformationnelles convertissent la structure profonde en structure de surface.
SEMIOLOGIE
Notion de coupure sémiotique, de rupture, de discontinuité. Cela concerne le rapport arbitraire entre les deux aspecte du Signifiant et du Signifié.
[Saussure] : Il y a dans les langues un rapport conventionnel qui implique une coupure, une discontinuité (St/Sé).
Cf. le pictogramme représentant une balance (signifié) dont le signifiant sera le concept de justice et d’équité.
La rapport entre les deux est un rapport de contiguité et d’analogie.
Opposition Symbole / Signe.
Exemple du code de la route : un système de signes. Certaines formes de panneaux (triangulaires p ex) relèvent de l’analogie, de la ressemblance. Une forme carrée avec en son centre la lettre "P" sera de caractère arbitraire (mais avec une intention car "P" = initiale de "parking").
Coupure sémiotique : entre représentant et représenté il n’y a pas d’analogie. Le lien est de nature arbitraire.
Continuité sémiotique : il y a ressemblance, analogie, entre représentant et représenté.
Dans les expressions non verbales du visage dominent des expressions aux rapports analogiques : il n’y a pas de coupure. Il y a continuité sémiotique.
Le sourire de nouveau-né est un indice (de satisfaction, par exemple). Dans l’indice il n’y a pas de coupure. Cf. des traces de pas qui évoquent les pieds d’un promeneur. Mégot de cigarette = continuité : passage d’un fumeur.
S’il y a convention, il y a rupture. (Ex. un tas de pierres : en comptant le nombre de pierres cela donne une piste...).
Selon LABOV, Une variation en synchronie entraîne un changement en diachronie.
Domaines de Saussure :
système de signes
réalité sociale (mais surtout système de signes).
Pour Labov, prise en compte de la réalité sociale (socio-linguistique).
Labov reprend point par point les assertions saussuriennes. Il fera des enquêtes. Et précisera - entre autres - la variation de certaines prononciations de populations en fonction de leur origine éthnique, culturelle, leur provenance géographique, etc > prise en compte de différents paramètres.
En étudiant ces paramètres, Labov précise des liens entre tel groupe pour telle prononciation, tel autre groupe pour une prononciation différente, etc.
Pour l’instant [synchronie] ça varie d’un groupe à l’autre. Mais plus tard, dans la durée [diachronie], un groupe l’emportera sur un autre : cela deviendra un changement.
On distingue :
La sémiologie de la communication --- (Georges MOUNIN)
La sémiologie de la signification --- (Roland BARTHES)
La sémiologie est l’étude de la nature, des fonctions des signes non linguistiques de la vie sociale.
(Sémiologie = "Semiotic", en anglais).
Saussure préconisait deux disciplines distinctes : la sémiologie (qui serait "englobante") et la linguistique (qui s’occuperait des signes linguistiques).
Le verbal, plus développé que le non verbal, servira de modèle. Or, le non verbal véhicule davantage d’informations !
Actuellement, il y a du symbolique partout. Part prépondérante prise par l’activité symbolique, sémiotique. Donc > Hypertrophie du langage.
Devant une telle inflation de sens, un auteur comme MOUNIN disait "Il faut prouver qu’il y a intention de communiquer", contrairement à BARTHES pour qui tout génère du sens. "Même s’il n’y a pas intention délibérée, il y a intention quand même".
MOUNIN fera des parallèles entre le code de la route et un système de communication alors que BARTHES s’attachera à étudier la manière de prendre des vacances, les revues qu’on lit (discours implicite à mettre à jour) > limite psychanalyse...
La sémiologie de la communication se poursuit de manière discrète.
La sémiologie de la signification est quant à elle très productive (U. ECO, R. BARTHES, ...).
Tout écrit est un objet sémiologique. L’oral est purement linguistique.
Cf. "Mythologies" de R. BARTHES > Analyses de comportements.
Photocopie > "Mythologie" > Astrologie Présentation, dimension économique. Rupture entre ce que l’on croit (domaine onirique) et ce que l’on sait (milieu social, professionnel) de cette réalité. Inventaire d’éléments.
Hétéronomie/Autonomie > la part d’autonomie est inhérente à l’existence humaine. (S’il n’y a pas une part d’autonomie, pas d’activité possible).



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

:: Les commentaires des internautes

objets et methodes de la linguistiques
Posté par riad le 28.02.2008
qu'elle est la methode pour quel objet??
Lien vers mon blog

objets et methodes de la linguistiques
Posté par riad le 28.02.2008
qu'elle est la methode pour quel objet??
Lien vers mon blog

objets et methodes de la linguistiques
Posté par riad le 28.02.2008
qu'elle est la methode pour quel objet??
Lien vers mon blog


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus